Port d’Essaouira

Au bout du port d’Essaouira, quelques hommes vident les poissons fraîchement pêchés et très attendus par les restaurants à touristes qui s’égrènent tout au long des quais. Les goélands, tantôt ricanants, tantôt roucoulants, s’emparent des déchets et  tentent de chiper quelques sardines ou dorades sous l’œil blasé des trieurs de poissons.

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le jeune arganier

Non loin d’Essaouira, au sommet des collines arides qui dominent le grand large, le jeune arganier a glissé ses racines dans les failles des rochers pour s’élever fièrement et admirer la grandeur des côtes océanes. Mais le vent marin a fouetté sans faillir et en toutes saisons le jeune arrogant. Alors, l’éphèbe, prudent, a fléchi doucement pour mieux résister, inventant dans la courbe ce qui fait aujourd’hui sa beauté.

les voiles d’Essaouira

Sous les drapés blancs, elle allait, fuyante, dans les ruelles de la médina. Mon ami marocain la reconnut à son seul regard. Après quelques paroles, elle nous invita dans sa maison familiale.

À l’intérieur, elle ôta son haïk ; le sourire qu’elle arbora, sa tenue légère et son affabilité me surprirent. Sa coquetterie tranchait heureusement avec la rigueur de ses vêtements de rue.