Au dessous des volcans, pays Minang, Sumatra

La petite route étroite serpente sur le plateau, contourne l’imposant volcan Singgalang, se glisse parmi les rizières, traverse quelques villages puis semble hésiter avant d’amorcer l’impressionnante descente qui va l’amener, 44 virages en épingle plus bas, au bord du lac Maninjau.

Sur les rives du lac, en cette fin d’après-midi, les pêcheurs recueillent les derniers filets et se préparent pour une longue nuit sur leur frêles pirogues de bois. Plus loin, dans les rizières, les paysans se hâtent dans leur récolte à l’approche d’un orage impromptu.

Dans les hautes terres du pays Minangkabau, malgré la grandeur et la splendeur des paysages, la vie est souvent rude et difficile. Cependant, dans cette société originale qui mêle tradition matrilinéaire et islam, l’affabilité et la courtoisie des villageois surprend ; les contacts sont généralement aisés, les sourires avenants et le propos facile. Pour le voyageur, de ces rencontres émane une impression de confiance et de bien-être.

Ces images tentent de révéler ce pays et ces personnes qui m’ont permis de partager quelques moments de leur vie et qui ont accepté quelques instants de pose.

L’exposition « Au dessous des volcans » des tirages argentiques est toujours disponible.

Pour voir le diaporama, cliquer sur les vignettes.

Publicités

le vieux saule

Dans le creux de la vallée, tout près de la rivière, le vieux saule s’illumine de ses jeunes chatons peut-être pour faire la nique à l’hiver depuis trop longtemps installé.

Soulèvement

Voilà un bel automne ! La forêt s’est embellie de ses teintes ocres, blondes, dorées, safran, fauves et même parfois jonquille ou citron. Beaucoup de jaune qu’un grand vent de colère a obstinément soulevé.

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Helder Camara, évêque de Recife (Brésil)

 

le violoniste

Il jouait des airs tristes dans une rue de Bukittinggi.

Cette image en hommage aux victimes du tremblement de terre qui a touché la ville de Palu et sa région à Sulawesi. Nous y avions séjourné quelques jours en mars 2017 chez une famille avec laquelle nous avions grandement sympathisé et dont nous espérons bientôt des nouvelles.

Mis en train

Sawahlunto, autrefois ville minière reconvertie en ville touristique, verte et joliment fleurie, avec son musée du train et plus loin celui de la mine… Un antique train occupe les rails près de l’ancienne gare . Étrangement, un graffeur local a convié Charlot et Mona Lisa pour décorer le wagon. Mais qui est le troisième personnage ?

Caresses

L’image mythique du buffle tirant une lourde charrue dans les terres boueuses des rizières indonésiennes disparait peu à peu; le motoculteur rapide et bruyant supplante désormais l’animal docile et indolent. Malgré cela, le buffle étant très ancré dans la culture minang, le paysan lui garde en général une profonde affection, il le choie, le lave, le brosse et parfois le caresse.

L’exposition « Au dessous des volcans » sera visible de 1er au 30 juin 2018 au lieu d’exposition : la Quincaillerie, place Jean Boudou à Naucelle (12)