Cabaret des oiseaux

Nous nous rencontrâmes par une chaude journée du mois d’août entre un parking et une pompe à essence ; elle venait d’Asie et campait dans le fossé, moi je descendais vers le midi . Sa longue silhouette frêle se balançant dans la brise attira mon regard et quand je m’approchai, médusé par sa beauté, je n’eus plus qu’une envie : la photographier dans son plus simple appareil. Je sus plus tard qu’elle se nommait Cardère mais que beaucoup l’appelaient Cabaret des oiseaux.

À toute vapeur !

Nous avions marché vite dans la froideur matinale pour parcourir les deux kilomètres qui nous séparaient de la gare. La locomotive, prête à rugir, lançait de grands panaches de vapeur. Puis le chef de gare agita son drapeau et émis un grand coup de sifflet. Tout doucement et presque sans bruit, le train s’ébranla emportant avec lui les nombreux voyageurs encore assoupis dans leur rêves aventureux.

Sur le toit

Tout au long de la petite route qui grimpe sur les flancs du volcan, s’élèvent de vieilles maisons minang avec leurs lourds poteaux de bois bien ancrés au sol et les pointes de leur toit érigées vers le ciel.  Pendant que nous bavardons avec sa femme, un homme restaure le toit de l’antique demeure…

Cette image fait partie de la nouvelle exposition d’environ 70 photographies argentiques en noir et blanc, intitulée « Au dessous des volcans, pays minangkabau, Sumatra » qui a lieu jusqu’au 13 mai 2017 à la MJC d’Onet-le-château (12).

Crépuscule à Bungus

Le soleil vient de disparaitre, les bâteaux araignées étincellent au large, l’heure est à  la lenteur et à l’indolence.

Une nouvelle exposition d’environ 70 photographies intitulée « Au dessous des volcans, pays minangkabau, Sumatra » aura lieu du 18 avril au 13 mai 2017 à la MJC d’Onet-le-château (12). Vernissage le mercredi 19 à partir de 18h .

gare au train

Partira ou partira pas ? En ce mois de février 2011, les voyageurs pourraient bien attendre longtemps le départ de l’autorail Kayes-Bamako. Le célèbre express, délaissé par les opérateurs privés, accuse alors régulièrement des retards de plusieurs jours quand il ne déraille pas avant d’arriver !

Pour plus d’infos, l’excellent film de Vincent Munié : « La voie est libre ».                                                                                                        http://www2.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=1990

Vapeurs

Un peu à l’écart de la route, un appentis de bois tout vaporeux attira notre attention. Sur l’invitation de la patronne, nous découvrîmes une grande pièce obscure et embuée où de jeunes ouvriers, englués dans cette atmosphère chaude et humide, manipulaient avec précaution une matière blanche et molle : le tofu, l’un des aliments de base de la cuisine indonésienne.

Résistance

Ce n’est pas le mur de l’apartheid en Palestine,  ni celui honteux qui retient les migrants à Ceuta ou à Calais, simplement le mur d’un quartier populaire de Perpignan. Pour cette nouvelle année, je vous souhaite beaucoup d’énergie pour résister, rouméguer, discuter, convaincre et rester insoumis.

Port d’Essaouira

Au bout du port d’Essaouira, quelques hommes vident les poissons fraîchement pêchés et très attendus par les restaurants à touristes qui s’égrènent tout au long des quais. Les goélands, tantôt ricanants, tantôt roucoulants, s’emparent des déchets et  tentent de chiper quelques sardines ou dorades sous l’œil blasé des trieurs de poissons.

Austère bergerie

À l’écart du village, cette ancienne bergerie s’était tapie dans les prairies arides du causse Comtal. Sans son toit de lauses et avec son étroite ouverture, elle me parut troublante. Mais aucun ermite n’était là pour m’éclairer sur sa sombre austérité.

Le blond des rizières

Nous avions cheminé longtemps sur de petites routes bordées d’immenses cannes à sucre vertes et sombres, enserrés dans ce corridor de verdure. Puis, au détour d’un sentier la vue s’élargit et survint ce petit vallon où le blond des rizières étincelait au soleil couchant.

Peupliers fantômes

La brise hivernale caressait la surface de l’étang en longues risées grisâtres ; les peupliers copieusement ornés de grosses boules de gui se ridaient puis s’évanouissaient en chimères dans les eaux glacées pour mieux réapparaître fringants à la prochaine accalmie. Seul sur la berge, j’inspirais une grande bouffée d’air après un repas trop aviné !

le jeune arganier

Non loin d’Essaouira, au sommet des collines arides qui dominent le grand large, le jeune arganier a glissé ses racines dans les failles des rochers pour s’élever fièrement et admirer la grandeur des côtes océanes. Mais le vent marin a fouetté sans faillir et en toutes saisons le jeune arrogant. Alors, l’éphèbe, prudent, a fléchi doucement pour mieux résister, inventant dans la courbe ce qui fait aujourd’hui sa beauté.

Des ronds dans l’eau

Le soleil décline lentement avant de plonger sur l’autre rive, dans les eaux calmes du lac Maninjau. Dans les pirogues, filets, nasses et cordages s’entassent pour une longue nuit de pêche. Dans l’attente, les pêcheurs se restaurent ; l’enfant, du bout de son bâton, fait des ronds dans l’eau.

Cette image fait partie d’une série de 21 photos intitulée : « Visages du pays Minang, île de Sumatra » qui sera exposée du 14 mai au 6 juillet 2016 à la librairie Chemins d’encre à Conques (12). Toutes ces photographies sont réalisées sur pellicule Kodak Tri X et révélées sur papier argentique Ilford RC.

Chaussée sur Garonne

Le fleuve s’écoule dans la vallée, serein ; la chaussée, solidement bâtie, freine le cours de l’eau, le perturbe et le refoule puis le libère dans un bouillonnement assourdissant et inlassable.Alors les flots débordent, bondissent et s’emportent puis peu à peu se calment pour s’assoupir plus loin dans la paix retrouvée.

Enfumages

Le vieux bus bringuebale sur la nationale 13 qui nous conduit vers le sud du Laos. Au fil des kilomètres, le soleil matinal  se voile peu à peu ; une épaisse fumée couvre bientôt toute la vallée : brûlis, déforestation … Plus au sud, sous la surveillance de l’armée, les camions de grumes s’égrènent vers la Thaïlande ou le Vietnam …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ronces et fougères

Dans le creux humide du petit vallon envahi de ronces et de fougères, le soleil d’hiver ne perce pas. Le froid s’installe et les plantes se drapent alors d’une fine pellicule de givre ; ainsi poudrées, elles semblent apprêtées pour leur dernière sortie festive !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ciel d’orage

L’été fut long et torride ; pompes, arroseurs et asperseurs s’essoufflèrent parmi les immensités des champs de maïs, asséchant les rares réserves d’eau encore disponibles.

Puis vint le temps espéré des orages. Et avec eux la peur que les pluies torrentielles ne dévastent ces sols érodés par des années de cultures intensives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huitième étage

— Participation à une manifestation contre le barrage, lut le commissaire.

— Participation pacifique, essaya le prévenu.

— Ta gueule ! cria le méchant.

— Tu t’en sors bien. En comparution immédiate, du sursis et une grosse amende ! ricana le gentil.

Quand ils le relâchèrent, il dévala les huit étages de l’immeuble sordide comme s’il avait le diable au corps.

 

 

Image réalisée avec le Nikon FM3, objectif 24mm, pellicule tri X 400, tirage sur papier argentique Ilford RC puis scanné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bouillon à Thakhek

Chemises blanches et pantalons noirs à plis, ces fonctionnaires lao d’un des derniers pays communistes au monde, venaient déjeuner dans ce petit restaurant, à l’ombre du sourire commercial de miss Sunsilk ; leur appétit ne semblait guère perturbé par cette égérie d’une des nombreuses filiales d’Unilever, l’un des leaders mondiaux de l’industrie de grande consommation et du greenwashing qui distille universellement une autre propagande, plutôt consumériste celle-là.

Pour les amateurs de technique : prise de vue avec peu de lumière à l’intérieur, à contrejour, l’occasion de saisir de belles lumières! Mon Nikon FM3 avec son 24mm est posé sur la table réglé sur une petite ouverture pour une grande profondeur de champ (mesure de la lumière sur le sol du restaurant), un petit déclic argentique (pellicule Kodak tri X) et voilà !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le vieux chardon

Ayant échappé aux dents jaunes du bourricot, le vieux chardon grisonnant, armé de sa hallebarde, attendait une dernière bourrasque pour disperser ses plumeaux fertiles par monts et vallons. Hélas, c’était sans compter sur la gloutonnerie sans scrupule d’un quêteur d’images en recherche de modèle !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cuisine de gargote

Des effluves douces et poivrées m’attirent vers les cuisines du rumah makan (petit restaurant indonésien) ; une vapeur épicée se répand et s’insinue partout, s’élève doucement en volutes au dessus des grands woks posés sur de vastes fourneaux. Ensuite vient l’heure du plaisir des papilles.

 

PS : Pour visualiser l’image dans de meilleures conditions (surtout pour les formats horizontaux) : clic droit et afficher l’image.

Sur l’écran blanc …

Festival de théâtre de rue, Aurillac .

Tous les ans, durant quatre jours, la petite ville provinciale laisse déguerpir ses bourgeois bien-pensants et abandonne boulevards et ruelles aux saltimbanques, baladins, mimes, comédiens et autres théâtreux de toutes sortes. Le spectacle s’empare de la cité et les limites entre vie réelle et comédie en deviennent floues.

aurillac 08-2013

En attendant le réveil

Pays Dogon, Mali, février 2011.

Nous dormions dans la cour ou sur les terrasses quand une petite pluie, exceptionnelle à cette saison, nous repoussa vers les cases environnantes. Au petit matin, seul restait dehors l’ami Mahmoud, profondément endormi sous le regard bienveillant de la statue dogon.

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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PS2 : Au bas de certains articles des images miniatures complémentaires sont accessibles ; en cliquant dessus, s’affiche alors un diaporama. Aller à la page accueil, articles concernés : « portraits en Casamance », « le printemps sénégalais », « hommage à Jean Boudou », « escale à Panam », têtes d’affiches à Naplouse » et « de Mopti à Gao ».

le conducteur de pelleteuse

Venu du nord du Laos pour aménager les rives du Mékong, il travaillait pour une grande entreprise chinoise.

Il était fier de manœuvrer son énorme pelle mécanique et le faisait avec grande dextérité.

Il ne se fit pas prier pour prendre la pose, sur son engin.

 

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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Sous le palmier

Bungus, février 2008.

La chaleur accablante invite à la sieste.

La natte est déroulée sur le sable, à l’ombre du rônier.

Entre deux songes se profile en clair-obscur la silhouette sombre du palmier salutaire.

 

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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Gardarem Sivens !

Près de St Maurice-de-Navacelles, ce petit abribus rappelle la lutte lointaine des paysans du Larzac contre l’armée.

Cette photo est dédiée à ceux qui combattent actuellement à Testet dans le Tarn contre le saccage d’une zone humide et l’utilisation des deniers publics pour le profit de quelques propriétaires terriens !   http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

 

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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la tête dans les nuages

La crête de la colline découpe le ciel.

De la vallée voisine s’échappent des coulées de nuées laiteuses et cotonneuses qui s’éparpillent ensuite dans l’azur.

Le chêne esseulé se dresse, la tête dans les nuages …

 

Image saisie près de Moyrazès (Aveyron) ; d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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les voiles d’Essaouira

Sous les drapés blancs, elle allait, fuyante, dans les ruelles de la médina. Mon ami marocain la reconnut à son seul regard. Après quelques paroles, elle nous invita dans sa maison familiale.

À l’intérieur, elle ôta son haïk ; le sourire qu’elle arbora, sa tenue légère et son affabilité me surprirent. Sa coquetterie tranchait heureusement avec la rigueur de ses vêtements de rue.

 

la mano negra

Sur l’écran blanc, une main noire s’agite, ondule, danse, voltige et tournoie.

À travers la croisée, elle parait hésiter entre la folie de l’enfermement et l’envol vers la liberté.

Image saisie lors de l’Été Photographique de Lectoure dans le Gers.

http://www.centre-photo-lectoure.fr/

 

Image d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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la parade des échassiers

L’orage menaçait, le tonnerre et les pétards pétaradaient.

Puis, sous une pluie d’étincelles et de flots mêlés survint la parade des échassiers.

Marcillac, fête de la st Bourrou 2004.

 

Image d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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un veilleur solitaire

Lac Maninjau, Sumatra.

Les rizières vertes et douces couvrent en grande partie la plaine côtière.

Parfois les rives du lac se font plus pentues alors la forêt dense qui submerge les dévers abrupts de l’ancien cratère, dévale jusqu’à la grève.

Ainsi, cet arbre immense et solitaire se dresse fièrement tel un veilleur au dessus des ondes …

Ou bien est-il seulement le rescapé d’une coupe sauvage ne devant sa survie qu’au relief tourmenté ?

 

Image d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

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Portrait triste

Au petit matin, encore très brumeux devant mon bol de thé tout vaporeux.

Son regard triste et son visage perlé semblent m’implorer.

Mais je l’ai renvoyé à son terne passé de couvercle embué.

 

Image d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

 

PS1 : À l’insu de mon plein gré, des pubs s’étaient glissées dans ces pages. Dorénavant, il n’y aura plus de pub sur ce blog !

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les tourtereaux des Tuileries

Ils aiment chaque jour venir flâner dans les allées, se laisser réchauffer par le doux soleil d’hiver puis s’amouracher au printemps…

Ils aiment ce petit bout de verdure au cœur de la ville où ils ne se feront pas plumer.

Moi aussi, j’adore Paris et les pigeons, surtout jeunes et bien rôtis avec des lardons.

Image d’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

 

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Dans les bas-fonds de Marcillac

La nuit enserre le village.

Sur les toits de lauzes une effraie chuinte. Au loin, un roquet s’époumone.

Dans ses draps constellés, le quidam ronfle et dans ses rêves épars se mêlent le féerique et le sublime, l’exorbitant et le monstrueux.

(Image issue d’une photographie en noir et blanc sur papier argentique)

 

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Coliseum Cafe

Au cœur de Little India, le quartier indien de Kuala Lumpur, s’érige le plus ancien cinéma de Malaisie : le Coliseum Theatre.

À deux pas de ce vénérable édifice, l’hôtel et café du même nom est également un lieu chargé d’histoire.

La légende raconte que l’écrivain anglais William Somerset Maugham y aurait rédigé certains de ses ouvrages et peut-être bien les nouvelles de son recueil : « Le Sortilège Malais ».

Les fauteuils en cuir noir, les tables art déco, le flegme des serveurs et l’atmosphère posé du lieu participent à un autre envoûtement, très british celui-ci.

Photographie issue d’un tirage argentique en noir et blanc .

le marronnier

Le printemps a pointé le bout de son nez et le vieux marronnier berné a gonflé ses bourgeons et laissé poindre sa feuillée.

Mais l’hiver était toujours là, embusqué .

Et au petit matin, la neige a coiffé la colline de son voile blafard.

Alors le vieux marronnier dépité a eu un gros coup de cafard !

D’après une photographie en noir et blanc sur papier argentique RC.

les gerbes du Djoliba

À Bamako, sur les berges du fleuve Niger appelé ici « Djoliba », poussent de hautes herbes ; coupées et liées en grandes gerbes, elles iront ombrager les terrasses des quartiers aisés de la capitale.

Regroupées en alignements étranges, elles semblent prêtes pour une dernière danse des masques.

D’après une photographie argentique en noir et blanc sur papier RC

la mob

Une vieille bâtisse en partie délabrée dans ce village du Rouergue cher au cinéaste Georges Rouquier. Au rez-de-chaussée, un portail en fer interdit l’accès à ce qui a dû être, du temps de Farrebique, une forge bruyante.
Les verres brisés laissent entrevoir parmi un fatras de ferraille et d’objets divers, une Mobylette, une Bleue, pareille à celle que mon père utilisait pour se déplacer à la fin des années cinquante, avant le règne de l’automobile, cette mob, dont j’ai longtemps rêvé et que j’ai chevauchée dans une sensation de grande liberté le lendemain de mes quatorze ans.

Photographie d’après un tirage argentique en noir et blanc.

le plongeon

Aux abords de Vientiane, sur la rive laotienne du Mékong, un enfant plonge dans le fleuve.

Face à lui, sur l’autre berge se découpe en ombre chinoise la silhouette d’une ville thaïlandaise dont les nombreuses antennes laissent supposer une autre modernité .

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier RC.

Stendhal

Juin 2003, devant la préfecture de Rodez en Aveyron, des dizaines de manifestants se mobilisent pour protester contre l’arrestation de José Bové, alors leader syndicaliste de la Confédération Paysanne. Au bout de quelques minutes le portail d’accès est légèrement « écarté »  et les manifestants pénètrent dans la cour. Sur les grilles, une banderole reprend la célèbre phrase de Stendhal qui reste plus que jamais d’actualité !
Meilleurs Vœux !

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier Ilford.

portraits en Casamance

Les visages sont graves, les tenues soignées. Dans les villages de Casamance, l’acte photographique n’est pas encore devenu un geste de consommation courante.
Le portrait posé requiert une certaine solennité.

Merci à ces personnes qui ont accepté de « prendre la pose ».

Images d’après des photographies argentiques en noir et blanc.

Le printemps sénégalais

Sénégal, février 2012. La campagne électorale pour les présidentielles est lancée et Wade brigue un troisième mandat après avoir trafiqué la constitution. À Dakar les manifestations se succèdent. À St Louis, Kaolack ou dans les villages  la situation est plus calme mais partout la parole se libère.
Le peuple crie « Yen a marre » et les portraits du Vieux, partout placardés, sont  bafoués.
On connait la suite…
D’après des photographies en noir et blanc sur papier argentique Ilford RC.

Dôme du Rocher

Jérusalem, février 2010. Passage obligé pour un séjour en Palestine, cette ville attire beaucoup de touristes mais aussi  les dévots et parfois même les enragés des trois grandes religions monothéistes.

vue sur dôme du rocher

C’est dans Jérusalem-Est que se situe la vieille ville et les monuments les plus remarquables. L’armée israélienne y est omniprésente. L’ONU considère  Jérusalem-Est  comme territoire occupé et son annexion par Israël comme une violation du droit international.

Après le passage de 2 checkpoints, je peux accéder au Dôme du Rocher en compagnie d’une classe en visite scolaire.

Photographies en noir et blanc d’après des tirages argentiques sur papier RC Ilford.

hommage à Jean Boudou

En 2005, je contribuais à l’ouvrage bilingue français-occitan de Bertrand Guibert : « Jean Boudou, visionnaire et humaniste » par l’apport d’une trentaine de photographies inspirées de ses écrits.

Voici le texte présentant l’écrivain en quatrième de couverture :

« Dans ses romans, Jean Boudou analyse sans complaisance le progrès, symbole de modernisme et de changement avec une lucidité surprenante. Il laisse déjà présager des désenchantements que nous vivons actuellement. Alors, l’homme d’oc ne peut que prendre la porte de la liberté avec la « talvera », symbole de l’engagement de chacun et de tous. Cette vision prémonitoire enrichit considérablement son œuvre et mérite un détour, trente ans après la mort de l’écrivain. »

Quelques exemplaires de ce livre sont toujours disponibles (15€ plus frais de port).

Voilà quelques une de ces images d’après des tirages argentiques en noir et blanc sur papier RC Ilford.

 

Baie de Tanjung Pinang

Escale en Indonésie, sur l’ile de Bintan au sud de Singapour.

La mer est basse dans la baie de Tanjung Pinang, capitale de l’archipel de Riau ; le temps de cette fin de journée est maussade.

Il ne reste plus grand monde en bord de mer hormis ces 2 marins et cette famille qui m’ignorent…

Sauf la petite fille qui me jette un regard curieux ! Souvenir d’un moment paisible…

D’après un tirage argentique sur papier Ilford RC.

 

le jour du cochon

Ce jour-là, un 25 janvier très ensoleillé, c’était le jour du cochon.

Saucisses, pâtés, boudins et autres cochonnailles nous occupèrent toute la matinée.

Après le repas, l’ami Ger s’étendit à même la terrasse pour un petit somme bien mérité et immortalisé à travers cette photo issue d’un tirage argentique noir et blanc sur papier Ilford RC.

musicien au festival de théâtre de rue d’Aurillac.

La nuit tombe doucement et la lumière se fait de plus en plus ténue.

Les musiciens accompagnent les acteurs à moins que ce ne soit l’inverse !

Charmé par le son grave du tuba et le balancement apaisant de l’artiste, je déclenche et je pense que ma photo sera floue.

D’après un tirage argentique noir et blanc sur papier Ilford RC.

Calligraphie

Il est presque midi dans la vallée du Lot, le soleil écrase le paysage et la chaleur assèche toute parcelle de verdure.

Dans les champs uniformes, les jets d’eau tournoient et dessinent de larges arabesques parmi les rangs très ordonnés de maïs.

Du haut de la falaise, leurs pirouettes semblent calligraphier d’étranges messages.

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier baryté Ilford.

le Héron des Raspes

Près des canoës, les enfants jouent avec le sable.

Plus loin, le Héron des Raspes va bientôt lever l’ancre et  naviguer au fond des gorges abruptes.

Il s’en ira  gouverné par Captain Mehdi, serpentant dans la vallée profonde entre rêves et réalité.

http://www.heron-des-raspes.fr/

D’après un tirage argentique en noir et blanc sur papier Ilford RC.

escale à Panam

Aujourd’hui, départ vers l’Indonésie et plus précisément pour Sumatra et le pays Minangkabau avec ses grandes maisons aux pignons courbes, en forme de cornes de buffles …

C’est toujours avec un mélange de plaisir et d’appréhension que nous ferons une petite escale à Paris, le temps d’une journée. Voici quelques images en noir et blanc saisies au cours de certaines de ces haltes. Photos issues elles-aussi de tirages argentiques.

Café de Paris

En remontant de Montpellier vers l’Aveyron, si l’envie vous prend de quitter l’autoroute et d’aller cueillir la farigoule dans les travers du Lodévois, vous pouvez à partir de Gignac attraper la D9, grimper les coteaux de Montpeyroux et de St Saturnin, traverser tranquillement le village d’Arboras et aboutir au milieu de paysages grandioses sur les hauteurs du Larzac. Là se niche le bourg de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries.

Dans le centre du village, en bordure de route, la façade vétuste du « Café de Paris » attire le regard.

Je ne connais pas l’histoire de ce café sinon que la bâtisse date de 1798 mais je prends plaisir à imaginer ce bistrot jadis en pleine activité, la devanture ouverte sur une salle animée, des buveurs criards sous l’œil d’un tenancier affable…

L’image est scannée à partir  d’un tirage argentique noir et blanc sur papier RC Ilford satiné.

bonne année

Meilleurs Vœux pour 2013 !

À tous, que cette nouvelle année soit douce et paisible ; une pensée particulière en ces temps difficiles pour mes amis maliens, Mohamed, Chaudchaud, Youcha et tous ceux que j’ai moins connu mais que j’ai côtoyé, là-bas, avec beaucoup de plaisir.

Mon livre de l’année : pour ceux qui aiment la belle photo en noir et blanc, je vous recommande le magnifique livre « Ici au loin » du photographe finnois  Pentti Sammallahti.  Quarante années de travail photographique dans presque autant de pays !

Voilà ce qui en était dit lors des Rencontres d’Arles 2012:                                                                                                                                             « L’oeuvre de Pentti Sammallahti est une sorte d’odyssée de l’espace. La terre vue par lui, à hauteur d’homme ou d’oiseau, est blanche comme neige, pure comme elle. Curieusement peuplée d’animaux familiers qui tracent leur chemin dans la solitude d’un lieu indéterminé. Un lieu d’autant moins fini que ses panoramiques ne découpent pas un espace, ils indiquent plutôt une continuité latérale, un glissement vers un ailleurs, qu’il soit de glace ou de brume. Finlandais, Pentti Sammallahti est homme du Nord. Il ne supporte ni le soleil ni la chaleur mais il est en connivence parfaite avec une nature dont il est le prédateur fasciné et dont il sublime l’austérité. »

Vidéo vernissage expo naucelle

Au mois de juin 2012, j’ai eu le plaisir de présenter mes photographies en noir et blanc  « De Mopti à Gao, rencontres en pays sahélien » sur les murs de la Quincaillerie, une belle salle d’exposition à Naucelle (Aveyron).

Le Naucellois est mon pays d’enfance et c’est donc avec une certaine émotion que j’ai retrouvé les lieux de mes origines pour exposer ces photos, fruits d’autres rencontres dans d’autres villages, ceux de la brousse malienne.

Vous pouvez visualiser la vidéo du vernissage de l’exposition en cliquant sur le lien suivant :

<a href= »http://www.dailymotion.com/video/xrfbmt_de-mopti-a-gao-jp-devals-a-la-quincaillerie-de-naucelle_creation » target= »_blank »>De Mopti &agrave; Gao . JP Devals &agrave;

Têtes d’affiche à Naplouse

   En février 2010, j’ai séjourné une quinzaine de jours dans la ville de Naplouse en Cisjordanie.
Les affiches des martyrs m’ont tout de suite interpellé, nombreuses et partout présentes. Ces affiches m’ont servi de fil conducteur dans mon travail photographique en essayant de mieux appréhender la « condition » palestinienne.
J’ai choisi volontairement des lieux déserts ou peu animés pour laisser plus de place à l’affiche dans son côté tragique et militant.
Ces images en noir et blanc sont issues de tirages argentiques scannés pour l’édition numérique.
Une exposition des 17 photographies argentiques est toujours disponible.                                                                              
Voici le texte écrit pour la présentation de l’expo :

Palestine, février 2010.

Premier séjour à Naplouse, premiers pas dans la vieille ville, premières impressions.

Les rues étroites avec ses passages voûtés, ses boutiques obscures, ses souks aux senteurs épicées. Je retrouve le charme de ces villes orientales que j’ai connu autrefois dans les vieux quartiers du Caire.

Pourtant ici, la foule est moins dense, la musique plus discrète, les rires moins sonores.

Abondamment placardés sur les murs de pierre, les portraits de trois Palestiniens : deux mois auparavant, Tsahal, l’armée israélienne, a encerclé la vieille ville, pénétré dans trois maisons et abattu froidement ces hommes soupçonnés d’avoir tué un colon israélien.

La communauté internationale a protesté, le gouvernement israélien a fait la sourde oreille et les trois palestiniens ont accédé au rang de martyr.

Au fil de mes déambulations, ces portraits et beaucoup d’autres m’ont fait comprendre combien la vie, en pays occupé peut être éphémère.

« Ici, c’est Israël tout-puissant ! » m’a dit un ami palestinien, sans résignation aucune.

Mali : de Mopti à Gao, rencontres en pays sahélien

Depuis 2002, j’ai effectué plusieurs séjours au Mali à travers le milieu associatif.

Grâce aux liens d’amitiés qui se sont tissés au fil de mes voyages, mon travail photographique a pris forme basé sur la rencontre des populations et la découverte de leur mœurs et de leur culture.

Ces photos de classe, ces moments de vie sur le grand fleuve Niger, ces images cueillies dans les villages veulent témoigner de ces cultures, dans toute leur dignité.

Les images en noir et blanc sont d’abord révélées sur papier argentique puis les tirages sont scannés pour l’édition sur le web.

Un livre photo « De Mopti à Gao, rencontres en pays sahélien », édité en collaboration avec David Fourré des éditions « Lamaindonne » retrace ce parcours photographique. Ce livre est épuisé.

Une exposition des photos est disponible : environ 50 tirages argentiques noirs et blancs, sous verre et encadrés en bois de châtaignier  (format total : 40x50cm).